Mon cours d'été est LE cours de psycho... c'est à dire le cours que personne veut faire parce que "ça sert à rien" mais où l'on se retrouve tous scotchés à nos sièges à boire les paroles de notre
prof, un prof qui pour une fois aime enseigner, et aime ses étudiant(E)s. Un prof qui nous provoque, nous fait rire, va plus loin que sa matière parce qu'on sent réellement qu'il veut nous
transmettre quelque chose que l'on gardera longtemps en nous.
Et c'est intéressant de voir comment à 20 ans on se connaît toujours si peu et comme nous sommes avides d'en savoir plus sur nous-mêmes comme le ferait un adolescent pré-pubère. On se cherche peu
importe notre âge, et on évolue sans cesse, si bien que lorsqu'on nous demande de parler de nous... ça fait HIC... (oui mais pas comme dans la nouvelle chanson de Jennifer, hein Mili… oui ça
arrive jusqu’ici ces chansons… je sais, déconcertant… meuuuhhhh si on l’aime bien Jennifer). Oops… je m’égare… Donc? Donc.
Une introspection s'impose.
Et c'est là que je me suis rendue compte que dans mon doux temps de France, je m'analysais sans cesse, retranchée dans mes pensées et mon monde, je pourrais même dire que je me connaissais...
jamais à l'époque vous ne m'auriez vu stresser! Stresser??? "Mais pourquoi donc??? On stresse quand on n’est pas sûr de soi! Moi je me connais, je sais que je peux y arriver, j'ai tout fais pour,
y'a aucune raison que ça n'aille pas" Voila ce que je vous aurais répondu. Petite hautaine va!
Et maintenant???? Oula...
Vertige...
Je me reprends...
Maintenant... je suis dans un tourbillon de vie, une vie toujours en action, toujours en mouvement, toujours avec du monde... même seule, même pour marcher les 15 minutes entre HEC et chez moi je
vais prendre le téléphone pour entendre une voix ou parler... arrivée chez moi, je me précipite sur MSN ou facebook... non je ne suis pas seule! Et après une bonne douche, je m'effondre dans le
lit de fatigue, là où auparavant avaient libre place tout mon imaginaire et où se produisaient les scénarios les plus loufoques avant de dormir... (ni voyez là rien de mal placé, obsédés que vous
êtes!).
Tout ce ceci fait que par ce refus catégorique de me retrouver seule avec moi-même, je me suis rendue compte avec le devoir que j'avais à rendre Mardi, que beaucoup des images que j'avais de
moi-même dataient de l'ancienne Fanny!
Régression...
Boum... je ne vis qu'avec des images passées de moi-même, mélangée aux images que j'aimerais projeter de moi-même pour mieux convenir au rôle social que j'ai à jouer.... pfiou
ou Évolution....
Certainement puisque mon MBIT m'indique que je suis pratiquement à l'opposé de ce que je pensais être... en fait à l'opposé de tout ce que je dis que je suis.
Hum pour info, le MBTI est un outil qui existe depuis plus de 60 ans et est mondialement connu dans le monde des affaires, qui sert à décrire des types de personnalités à travers différentes
variables: Introversion/Extraversion, Sensation/Intuition, Pensée/Sentiment, Jugement/Perception...
Je vous invite ici pour en savoir plus : Wikipédia
De tout ca, reste que je suis toujours une idéaliste tres proche de ses valeurs et de l'éthique (il y a des choses que les années ne changeront pas!). Et d'après le test, je serais de type
Extravertie-Intuition-Sentiment-Jugement.
"Personnes chaleureuses, capables de compassion, attentives et responsables.
Elles se mettent à l'unisson des émotions, des besoins et des motivations des autres.
Elles reconnaissent le potentiel de toutes les personnes qu'elles rencontrent et désirent les aider à développer ce potentiel.
Elles peuvent agir comme des catalyseurs auprès des gens et pour l'épanouissement des groupes.
Personnes fidèles elles réagissent bien à la critique et aux éloges.
Ce sont des personnes sociables qui aident les autres dans un groupe et offrent un leadership qui inspire."
MBTI, Briggs and Myers
Bref, appelez-moi mère Theresa!
Alors que si on m'avait demandé mon avis, j'aurais dit que j'étais Extravertie, Sensation, Sentiment et Perception...
"Personnes sociables, amicales et de nature accueillantes. Elles aiment franchement la vie, les
gens, le confort matériel. Elles apprécient travailler avec d'autres pour faire avancer les choses.
Elles contribuent du bon sens et une approche réaliste à leur travail et le rendent agréable.
De nature souple et spontanée, elles s'adaptent facilement à de nouvelles personnes et à des environnements différents. Elles apprennent mieux en essayant une nouvelle technique avec d'autres
personnes".
MBTI, Briggs and Myers
C'est quand même plus moi, non? Bon après on peut toujours dire que le test a tord hein ^^
Bref, j’ai donc fait mon magnifique devoir en faisant comme si le test disait vrai…
Le voici en avant-première, rien que pour vous!
Précisons que :
1- Au départ je n’avais aucune, mais alors AUCUNE inspiration
2- Je me suis ensuite et évidemment retrouvée avec un draft de 5 pages, alors qu’on devait en rendre deux (deux minuscules pages sur nous-mêmes en interligne 1,5! C’est honteux d’oser demander cela à des âmes aussi bavardes….) ce qui fait que :
a. J’ai dû jouer avec les marges et l’espacement des caractères, mais ça, à la limite vous vous en fichez
b. J’ai dû tout condenser donc peut être (probablement) que vous ne comprendrez pas très bien le fond de ma pensée, puisqu’elle n’est pas développée!
3- C’est un condensé de théorie, pardon à ceux qui n’ont pas suivi le cours
4- Comme toujours, (également applicable à cet article, niark, niark), nul ne saura démêler le vrai du faux, l’ironie du cynisme, la vérité de mes affabulations
5- N’oubliez jamais qu’il y a des biais, que notre cerveau nous trompe. Exemple : on me dit que je suis une ENFJ, je trouve que pas du tout, mais à force de lire sur ce type là, je trouve que oui, en effet, je suis une ENFJ… ce qui aurait été le cas avec n’importe quel autre type que l’on m’aurait attribué…
6- Ceci a découlé à une conversation MSNienne avec Mili-future-marketer-en-herbe qui concluait brillamment :
ça fera un peu moins de pollution. jtm fanny »
Analysez, en fonction de votre personnalité ( MBTI ) et de votre motivation, pourquoi vous avez choisi HEC ou votre spécialisation.
Le test du MBTI m’a révélée que j’étais une ENFJ… une ENFJ à HEC Montréal? En comptabilité? Qu’est-ce qui a pu mener un profil si orienté vers les personnes à un choix de spécialisation si cartésien?
Tout d’abord le MBTI permet seulement de décrire des préférences, et de nombreuses variables sont venues agrémenter et enrichir, tout au long de ma vie, ma personnalité, et ont orienté mes motivations me menant jusqu’en Amérique du Nord en comptabilité. Parmi ces influences, on compte, comme vous le verrez, ma famille, l’éducation, et notre culture au sein d’une société occidentale qui ne prône et valorise plus que la réussite professionnelle et matérielle.
Ainsi, mes besoins de base de sécurité et d’amour devaient être comblés puisque j’avais désormais besoin d’actualisation et d’estime de moi-même et de la part des autres. Pour agir sur ma destinée, mon besoin d’autodétermination passait par une émancipation outre-Atlantique, motivée d’autant plus par la réputation de l’école, l’international et de nouvelles expériences, l’assurance d’une carrière et d’un certain confort matériel. Mais allons plus en détails…
Selon Maslow, le fait de choisir HEC, ou tout simplement de vouloir continuer les études, correspond à une recherche de croissance, grâce, entre autres, au prestige, à l’indépendance et au développement de mon potentiel. Il y a ainsi, selon Deci et Ryan, une motivation intrinsèque de connaissance (apprendre grâce aux théories enseignées, développer des compétences précises et valorisées) et d’accomplissement (relever les défis, tels qu’obtenir le titre de CA, s’accomplir dans un environnement stimulant). Mais aussi une motivation extrinsèque puisque plane toujours une pression familiale invisible de réussite, et la volonté de prouver aux autres qu’on a fait les bons choix, ce qui implique une motivation régulée de façon introjectée.
Mon choix pour la comptabilité fut fortement influencé par le biais de désirabilité sociale, lié à mon attitude type, étant l’extraversion que j’ai d’ailleurs beaucoup développée depuis mon arrivée à Montréal. En effet, le contact avec autrui, le besoin d’être acceptée et appréciée, approuvée, est devenu très important pour moi, expliquant certainement ma rapide intégration au Québec, à son mode vie et ses habitudes. Or quoi de plus valorisé dans notre école et au Québec que la comptabilité? Sans parler du « prestige » que confère ici le titre de CA. De plus c’est un domaine où le travail d’équipe est nécessaire, tout comme le contact avec les clients, le fait de les conseiller, nous sommes sans cesse en interaction avec le monde extérieur. Mais j’ai néanmoins une extraversion plutôt réservée. Je suis certes très sociable, mais plus à écouter qu’à parler. En effet, comment savoir ce que veut l’autre sans l’écouter? J’ai donc besoin de plaire aux gens (ce qui a commencé dès l’enfance avec la volonté de répondre aux exigences des parents). Mais c’est ici que je vois le plus ma proximité avec le type introverti, car j’aime le monde des idées, travailler seule aussi, je m’intéresse aux faits concrets et je suis également très à l’aise avec les longs projets. Tout ceci fut largement influencé par l’éducation que mes parents m’ont donnée, en me structurant l’esprit, en m’apprenant qu’étudier est important alors que j’étais constamment en train de songer à m’amuser ou que j’étais dans mes pensées et mon monde. Un monde lointain dans lequel je partais souvent et que j’ai alimenté pendant très longtemps, surement également dû au fait que je sois fille unique. Ainsi j’ai gardé beaucoup de caractéristiques d’introversion mais qui tendent à s’effacer. J’avais un monde intérieur très riche, parfois déconnecté de la réalité car il se voulait beaucoup trop idéal, mais aussi ce besoin vital des autres, d‘être rassurée par les autres. Et bien qu’il m’ait fallu grandir, j’ai gardé une réelle tendance à l’idéalisation.
Ainsi, ma fonction dominante est-elle rationnelle, et basée sur les valeurs. C’est le sentiment. Je valorise l’équité, d’ailleurs quel est le but des PCGR si ce n’est de garantir une utilité équitable de l’information financière pour tous les utilisateurs? Dans mes « illusions », grâce à l’audit nous sommes garants de l’équité, et préservons notre beau monde des fraudes… c’est être dans le mécanisme, mais sans vraiment y participer. Comme vous dites : « un mal nécessaire ». Impossible pour moi d’aller en finance, encore moins en marketing, convaincre des gens que la consommation est un mode de vie… GRH n’était pas assez structuré à mon gout, tout comme le management et les affaires internationales, bien que les cours m’intéressaient énormément.
Mais ma fonction auxiliaire étant l’intuition, assistant et équilibrant ma fonction sentiment, je suis sans cesse en train de penser au futur (impact du présent (études) sur le futur (carrière)) et n’aimant pas vraiment l’incertitude dans ce domaine là, ces autres choix (comme le management), bien qu’intéressants, comportaient bien trop d’incertitudes quant aux emplois futurs. De plus, conformément à l’intuition, la variété des mandats et clients - et donc des problèmes qu’ils apportent -, la possibilité d’expériences internationales, des équipes de travail toujours changeantes, les formations fréquentes, tout cela constituait une part de constants changements qui m’attirent.
Aussi, mon style de vie «jugement» montre que l’on retrouve en moi une part des qualités requises pour une comptable, comme le respect des échéances et l’attirance pour un cadre structuré et planifié.
Enfin, concernant les fonctions inconscientes, ma fonction tertiaire est la sensation tandis que ma fonction inférieure est la pensée. Celle-ci devrait donc être archaïque, et pourtant elle est sollicitée en comptabilité. Il semblerait qu’en me dirigeant dans la branche scientifique au lycée, j’ai développé tout un côté de logique mathématique qu’il me plait d’exploiter et que j’aurai désormais du mal à supprimer de ma vie. Ainsi l’éducation m’aurait permis de mieux maitriser mes fonctions cachées bien que j’avoue rester critique envers moi-même et les autres et parfois avoir tendance à l’autorité!
Il n’en reste pas moins que je reste attirée par tout ce qui touche les sciences de l’homme, et je lis beaucoup sur ce domaine, le monde et l’actualité, pour justement m’ouvrir à ce qui nous entoure, ce qui peut manquer à la comptabilité et que je comble de cette façon.
Nous aurons donc vu que mon choix de spécialisation n’est pas si contraire à ma personnalité qu’il n’y parait, motivés par différents besoins, mais je pense de plus en plus que la comptabilité sera une porte d’entrée pour quelque chose de beaucoup plus grand, que je pourrai mettre mon savoir au profit des autres, soit en travaillant pour des organismes, ou pourquoi pas en devenant professeure (y verrais-je un soubresaut de tempérament NF?!). L’avenir nous le dira…
Il y a évidemment droit d’auteur sur ce devoir, et le plagiat est passible d’expulsion de l’école :) .
Fanny en copyright :) ©
... ok elle était facile ahah... bon...
À Montréal, dès qu’il n’y a plus de neige, on dit que c’est l’été.
Et qui dit été, dit Montréalais en chandail et gougounes dès le matin – même s’il ne fait encore que 10°. (comprenez T-shirt et tongs ^^)
En fait peut être que ma ville s’est déjà réveillée depuis longtemps, c'est-à-dire depuis qu’elle s’est découverte de son manteau blanc, peut être que les écureuils déambulent de tous les arbres depuis déjà plusieurs semaines, mais tout ca, de la bibliothèque, j’avais du mal à le voir.
Et chaque année, je suis toujours aussi émerveillée de voir Montréal reprendre vie, renaitre de son long hiver, sortir timidement de l’engourdissement dû au froid et retrouver son dynamisme qu’on lui aime tant. Parce que quand on connait l’hiver, on apprécie encore plus l’été. Alors oui on sort les jupes par 10°, les lunettes de soleil dès le premier rayon qui perce, et toute excuse est bonne pour se retrouver à faire bronzette sur son balcon, malgré les examens (hein mili :) )
Alors aujourd’hui, dimanche de mon premier week end de « vacances » je suis sortie prendre l’air au Mont-Royal avec mon ti Stifler. Oui, j’aurais pu mettre mon nez dehors hier, mais les lendemains de soirée, je vénère ma couette! Oui, parce que vendredi on a fêté le retour de Cédric de Vancouver en petit comité bien sympa, autour d’une bouteille de vin (et de cookies, chut…).
Ainsi donc, direction Mont-Royal. Je l’ai déjà évoqué, mais les dimanches au Mont-Royal me fascineront toujours autant. C’est un spectacle permanent. Le rendez-vous de tous les « underground » pour citer Stif, là où tout le monde s’exprime à sa façon, où tous les arts se rencontrent. Des centaines et des centaines de groupes d’amis assis au soleil, et parmi eux, des jongleurs, des diabolos, des bolas, des échasses, une contrebasse (!), un funambule improvisé entre deux troncs d’arbres. Au dessus, son hamac qui se transforme en un bateau voguant sur les flots de l’air, empli et rythmé par le battement incessant des tam tams qui étourdissent mes pensées qui s’évadent. Autour des tams tams, des gens qui dansent. Le soleil qui nous effleure. Oui ici ça sent le pot et les filles ne sont pas épilées, ils sont végétariens, il n'y a pas de jugements, pas de regard des autres, et on est au milieu de tout ça, juste pour profiter ensemble de cette après-midi, sans penser à rien, sans penser au travail, sans penser au Liban, sans penser à la Birmanie, sans penser à toutes ces lois qui régissent notre vie, à ce qu’on doit faire et dire, à notre avenir, non juste écouter les tam tam dans l’herbe, et comme seul aujourd’hui compte, attendre que le temps s’arrête…
Fanny, future hippie
***Sky is the limit***


